Réaction au budget provincial 2010 – Faire payer les entreprises pour l’éducation postsecondaire : une solution encore et toujours écartée
QUÉBEC, le 30 mars 2010 – La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) dénonce le budget 2010 du gouvernement québécois, puisqu’il renonce à régler encore une fois le sous-financement du réseau d’enseignement postsecondaire. En promettant un dégel pour 2012, il propose encore de faire payer les étudiantes et les étudiants et non ceux qui en ont vraiment la capacité : les entreprises établies au Québec.
Pour les associations étudiantes membres de la TaCEQ, une situation de la sorte ne peut pas durer indéfiniment. « Lorsqu’il est temps de se « serrer la ceinture », il semble que l’on ne parle que de celle des contribuables et des étudiants du Québec. Il serait peut-être temps que l’on pense à la contribution que les entreprises pourraient apporter » affirme Olivier Jégou, secrétaire général de la TaCEQ.
Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités: dangereusement incohérent
Montréal , le 23 février 2010 – L’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR) et la Table de Concertation étudiante du Québec (TaCEQ) se désolent de la facilité dans laquelle ont sombré les signataires du Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités.
Les lucides en conférence de presse aujourd’hui ont affirmé vouloir « sauver » l’éducation postsecondaire en augmentant massivement les frais de scolarité. Cette mesure aura l’effet prévisible de diminuer la fréquentation de nos universités. Le Québec fait déjà face à un problème endémique de décrochage; il est donc prévisible que les mesures proposées par les signataires ne feront qu’empirer la situation. « Jusqu’à preuve du contraire, la pensée magique n’a jamais réglé quoi que ce soit et ce n’est pas en augmentant les frais de scolarité qu’on va contrer le décrochage scolaire », s’exclame Oliver Jégou, secrétaire général de la TaCEQ.
« Il est impératif que le gouvernement mette sur pied des états généraux en éducation », souligne Marie-Elaine Laroche, vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l’AGE UQTR. « Ce serait une démarche beaucoup plus rigoureuse que d’écouter encore et encore les mêmes Bouchard, Facal, Montmarquette de ce monde. Nous n’allons certainement pas sceller le sort de l’éducation supérieur en jouant à qui crie le plus fort dans les médias ».
Les organisations sont conscientes que la population du Québec est capable de faire preuve de davantage de responsabilités, d’ouverture d’esprit et d’équité que tous les soi-disant experts qui viennent semaine après semaine tenir leur discours alarmiste. « La solution au problème du sous-financement des universités est un problème collectif qui nécessite un effort collectif. La participation des entreprises n’est donc pas à exclure puisque ce sont les principales bénéficiaires d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et abordable», de conclure M. Jégou.
L’AGEUQTR représente les 9 500 étudiants du campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières. La TaCEQ représente plus de 60 000 étudiantes et étudiants universitaires provenant de l’Université McGill , de l’Université Laval et de l’Université de Sherbrooke.
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Source :
TaCEQ : François Fecteau; TACEQ ; 418-255-8143
AGE UQTR: François Landry, attaché politique, 819 376-5011, poste 2689
Quatrième stage en enseignement : La TaCEQ exige une rémunération
Québec, 18 février 2010 – Les étudiantes et les étudiants en enseignement membres de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) manifestent aujourd’hui avec leurs collègues des autres universités québécoises pour enrayer le traitement discriminatoire dont ils font l’objet. Ces derniers réclament du gouvernement qu’ils soient rémunérés au même titre que les stagiaires de la fonction publique.
« À scolarité et tâche égale, il n’est pas normal que les étudiantes et les étudiants ne soient pas traités également. » affirme Olivier Jégou, secrétaire général de la TaCEQ. En effet, le quatrième stage en sciences de l’éducation implique une mise en pratique des capacités du stagiaire, allant de la construction des cours jusqu’à l’évaluation des élèves. Ainsi, lors de son quatrième stage, l’étudiant en enseignement doit assumer une prise en charge complète de la classe. La situation est d’autant plus scandaleuse que les stagiaires doivent payer leurs frais de scolarité. « Demander à quelqu’un de payer pour réaliser un travail utile et profitable pour la société, c’est pire que de l’exploitation. C’est de l’extorsion pure et simple! » dénonce le secrétaire général. La TaCEQ tient à rappeler au gouvernement que l’article article 57.4 des Normes du travail prévoit que les activités de formation exigées par l’employeur doivent être rémunérées. « Puisque le gouvernement oblige cette formation et qu’il le principal employeur des enseignantes et des enseignants, il apparaît grotesque qu’il ne respecte même pas ce principe de base valide pour tous les employeurs du Québec » , renchérit Olivier Jégou.
Selon les taux de traitements du Conseil du Trésor, un stagiaire qui aurait complété 6 ou 7 sessions d’université devrait être rémunéré à un taux horaire de 14,82 $ ou 15,41$ pour la réalisation de heures travaillées durant son stage « Le gouvernement n’a pas vraiment le choix: soit il continue à opérer une discrimination scandaleuse envers les étudiantes et les étudiants en enseignement, soit il fait les choses dans le respect de ses propres lois. » Termine monsieur Jégou.
La TaCEQ, regroupant la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), le Students’ Society of McGill University (SSMU), le Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) et l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrit aux études supérieures (AÉLIÉS) représente plus de 60 000 étudiantes et étudiants universitaires et est toujours en attente d’une reconnaissance officielle de la part du gouvernement du Québec.
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Source :François Fecteau, TaCEQ, 418-255-8143
Dégel massif des frais de scolarité: la classe moyenne et les travailleurs paient encore pour l’irresponsabilité du gouvernement
Québec, 11 février 2010 – L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), l’Association générale des étudiants et des étudiantes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR), le Conseil québécois du secteur universitaire de l’Alliance de la fonction publique (CQSU-AFPC) et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) sont scandalisés des déclarations de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne. Lors d’une entrevue avec le journal La Presse hier, elle évoque un « consensus au Québec » pour une augmentation importante des droits de scolarité.
Ce soi-disant consensus, des dires de la ministre elle-même, exclurait les quelque 500 000 étudiantes et étudiants québécois fréquentant le cégep et l’université. « Nous demandons à la ministre d’écouter les principaux intéressés pour trouver une solution au financement du système d’éducation, c’est-à-dire les étudiants et non pas les « think tanks » économiques ayant un pied à terre dans l’antichambre du ministère. » de déclarer Marie-Elaine Laroche, vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l’AGE UQTR.
En bout de piste, ces hausses de frais vont être payées par les mêmes qui paient pour les hausses de tarifs d’Hydro-Québec, les péages sur les ponts et autoroutes, les permis de conduire et toutes les autres hausses de tarifs. « C’est aux travailleurs de la classe moyenne qui ne sont pas riches du tout à qui l’élite politique passe la note constamment pour ses décisions électorales irresponsables » de dire Christian Pépin, secrétaire à la coordination de l’ASSÉ.
Les prêts et bourses ne couvrent que 50 % des étudiants. Les autres vont devoir faire payer leurs parents. « C’est bien beau, les vœux pieux de dire que ce ne sont que les riches qui vont payer et que ceux qui en ont besoin vont recevoir de l’aide, mais en pratique, c’est impossible car comme aime à le rappeler ce gouvernement, il n’y a pas des tonnes de gens riches au Québec. Ce sont donc des centaines de milliers d’étudiants qui vont se retrouver sans aide alors qu’ils en ont besoin », de souligner Alexandre Leduc, président du CQSU-AFPC.
Après 10 ans de refus du gouvernement de corriger adéquatement les lacunes du régime d’Aide financière aux études (AFE), il est plutôt effronté de vouloir encore nous faire croire que ce dernier sera bonifié en cas d’une hausse des frais de scolarité. « On nous dit que des frais de scolarité bas représentent une injustice, mais ne pas permettre aux étudiantes et aux étudiants de subvenir à leurs besoins pendant leurs études est pire. Le débat sur les hausses des frais de scolarité n’aura pas lieu d’être tant que des correctifs ne seront pas apportés au régime de l’AFE », d’affirmer Olivier Jégou, secrétaire général de la TaCEQ.
Finalement, les associations rappellent au gouvernement qu’une révision des leviers fiscaux et une contribution adéquate des entreprises au financement de l’éducation post secondaire pourraient être des pistes intéressantes pour remédier au problème chronique de sous-financement.
Le communiqué est également appuyé par les organisations suivante : AGECVM (association générale étudiante du Cégep du Vieux Montréal), AGECFXG (Association générale étudiante du Cégep François-Xavier Garneau), AGEBdeB (Association générale des étudiants de Bois-de-Boulogne).
Les organisations représentent plus de 100 000 étudiant(e)s et syndiqué(e)s de partout à travers la province de Québec.
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Fin du mandat de la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire (FCBÉM): plusieurs organisations étudiantes dénoncent l'immobilisme des 2 paliers de gouvernement
MONTRÉAL, le 5 janv. /CNW Telbec/ – L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), le Conseil québécois des syndicats universitaires (CQSU) et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCÉQ) manifestent leur mécontentement en cette journée de fin de mandat de la FCBÉM. Alors que la condition étudiante se dégrade de plus en plus, Ottawa et Québec peinent à arriver à une entente pour le rapatriement du nouveau Programme canadien de bourses aux étudiants (PCBÉ), ce qui constitue plus de 100 millions de dollars pour les étudiantes et les étudiants du Québec.
Actuellement, le gouvernement fédéral tergiverse sur le traitement de la demande de droit de retrait du Québec en évaluant l’équivalence du programme québécois d’Aide financière aux études (AFÉ) avec le nouveau programme canadien et cela pourrait s’avérer très long et durer de nombreux mois. Du côté du gouvernement provincial, on promet d’injecter des fonds pour que les conditions actuelles de l’AFÉ ne changent pas. « C’est bien que le gouvernement du Québec s’affaire à ce que les dettes étudiantes n’augmentent pas, mais combien de temps ça va durer encore? » se demande Olivier Jégou, Secrétaire Général de la TaCEQ.
À court terme, les organisations craignent qu’à défaut d’une entente rapide entre Québec et Ottawa, l’endettement étudiant augmente substantiellement alors que se termine aujourd’hui le mandat de la FCBÉM. Rappelons que la FCBÉM avait rendu possible une diminution de 25 % de l’endettement des étudiants et étudiantes. « Il y a des limites à laisser les étudiants et les étudiantes du postsecondaire dans la précarité » scande Alexandre Leduc, Président du CQSU.
À terme, ces sommes permettraient d’apporter une bonification significative à l’AFÉ, ce dernier programme étant loin d’être le remède à tous les maux. En effet, qu’il s’agisse des prestations dérisoires, des contributions étudiante et parentale exagérées ou de la logique pernicieuse de l’endettement, ce régime comporte de nombreuses lacunes compromettant une réelle accessibilité aux études et à laquelle des solutions d’envergure s’imposent. « Il faut se rappeler qu’une réforme de l’AFÉ ne représente pas une compensation adéquate aux hausses de tarifs dont le gouvernement du Québec se fait le défenseur » précise Christian Pépin, Secrétaire à la coordination de l’ASSÉ.
Ces prises de position sont également appuyées par l’Association générale étudiante du Collège Ahuntsic (AGECA), l’Association Générale des Étudiants de Bois-de-Boulogne (AGEBdeB), l’Association générale étudiante du cégep du Vieux Montréal (AGECVM) et l’Association Facultaire des Étudiants en Arts de l’UQÀM (AFÉA-UQAM).
Renseignements: Christian Pépin, Secrétaire à la coordination de l’ASSÉ, (514) 835-2444, bureau de l’ASSÉ: (514) 390-0110; Philippe Verreault-Julien, Vice-secrétaire général de la TaCEQ, (418) 997-9541; Alexandre Leduc, Président du CQSU-AFPC, (514) 969-0679



